Presbytère : 4, rue Bellando de Castro MC 98000 MONACO
: (+377) 93 25 01 04
Site de la Cathédrale : www.cathedrale.mc

MINISTRES ORDONNÉS :
M. le Chanoine Philippe Blanc, curé
Père Fadi Jandah, vicaire
M. le Chanoine Léon Sagniez, prêtre auxiliaire.
Père Joseph di Leo
M. le Chanoine Jean Susini, prêtre auxiliaire.

ACTIVITÉS
Archiconfrérie de la Miséricorde (
Pénitents).
Partages d'Évangile aux temps de l'Avent et du Carême.
Catéchèse.
Mouvement Chrétien des Retraités.

MAÎTRISE
Maître de Chapelle: M. Pierre Debat
: (+377) 98 98 80 88 - : (+ 377) 93 50 83 60
e-mail :
info@maitrisecathedrale.mc
Site internet de la Maîtrise :
www.maitrisecathedrale.mc
(Voir ci-dessous)

ORGANISTES TITULAIRES
 
  du Grand Orgue : Maître Olivier Vernet
   de l'Orgue de Chœur : Jean-Cyrille Gandillet

HORAIRES
ACCUEIL du lundi au samedi, chaque jour, de 16 h 30 à 18 h



Av. Saint-Martin. MC 98000 MONACO
: (+377) 93 30 87 70
:(+377) 93 25 32 59 
e-mail : monacathedrale@libello.com




HISTORIQUE
C'est entre 1215 et 1240 que le Rocher devint une ville fortifiée. Une Bulle du Pape Innocent IV, en date du 6 décembre 1247, donna l'autorisation de construire une église dédiée à Saint Nicolas, patron des marins. Celle-ci sera achevée en 1321. Elle se trouvait à l'emplacement du transept de l'actuelle cathédrale. Le cimetière paroissial était situé dans l'espace devenu la nef. Au cours des XVème, XVIème et XVIIème siècles, huit chapelles ont été construites sur ses bas-côtés.
Durant la révolution ce lieu de culte deviendra un temple de la déesse Raison sous l'impulsion de la Société Populaire et Montagnarde.
En 1868, le territoire de la Principauté de Monaco fut séparé du diocèse de Nice. Décision fut prise alors de démolir l'église Saint-Nicolas chargée de six siècles d'histoire, pour construire ce qui allait devenir la cathédrale. Le cimetière paroissial fut désaffecté le 18 novembre.
Dès le 6 janvier 1875, le Prince Charles III en posa la première pierre. Elle est dédiée à Notre Dame-de-l'Immaculée-Conception et a, comme patrons secondaires,
Saint Nicolas et Saint Benoît.
La consécration de la cathédrale eut lieu le 11 juin 1911.

LE BATIMENT

La cathédrale, dont une inscription à l'entrée mentionne les dates importantes de son édification, est construite en pierres de La Turbie.
À ses quatre extrémités, les symboles des Évangélistes se dressent sur la toiture.
Surplombant la porte centrale et les portes latérales, des sculptures représentant des scènes de la vie de Marie rappellent que la cathédrale lui est dédiée. On peut voir dans la ruelle qui jouxte le bâtiment une cloche provenant de l'ancienne église Saint-Nicolas, qui fut fondue en 1484 et qui sonna pour la libération de la patrie (expulsion de la garnison espagnole) par le Prince Honoré II en 1641.
À l'intérieur, les chapelles latérales font hommage à des saints particulièrement chers à la Principauté. Dans la chapelle du Saint Sacrement sont inhumés des évêques de Monaco ; les Princes souverains et leurs épouses le sont dans le déambulatoire.
Parmi ces chapelles, celle dédiée à Saint Benoît rappelle les origines du diocèse et l'attachement de la Principauté à l'Europe. Une inscription y indique qu' "à l'occasion du centenaire de l'érection de l'Abbaye Nullius à Monaco et en réponse à l'appel lancé au Mont Cassin le 24 octobre 1964 par le Pape Paul VI en faveur du culte de Saint Benoît, père de notre civilisation, sous le règne de S.A.S. Rainier III, cette chapelle a été dédiée par Mgr Jean Rupp, évêque, à Saint Benoît, patron de l'Europe, le 4 juin 1968" et, ajoutons-le, co-titulaire, avec Saint Nicolas, de l'église du Rocher, devenue abbatiale lorsque le premier abbé nullius de Monaco fut choisi parmi les moines du Subiaco. Une délégation, venue de ce lieu où vécut le patriarche des moines d'Occident, assista à la réception par Mgr Sardou, le 2 novembre 1997, d'une lampe de la Paix, réplique de celle qui brûle dans la grotte primitive où Benoît commença son œuvre au service de l'édification de l'Europe au VIème siècle.
Au dessus de la porte de la sacristie, une représentation du Christ en croix, réalisée à l'occasion des 750 ans de vie religieuse sur le Rocher des Grimaldi est l'œuvre de Daphné du Barry. Cette sculpture a été inaugurée le 8 décembre 1997 par le Cardinal Furno, en présence de S.A.S. le Prince Rainier III.
Dans le chœur, l'autel en marbre de Carare présente une incrustation de mosaïques et le plafond de l'abside une grande composition de la Vierge à l'enfant de style byzantin.




 



OEUVRES D'ART

Il est à noter la présence de deux œuvres d'art majeures qui font la richesse de la cathédrale :
Le retable de
Saint Nicolas du peintre niçois Louis Brea, l'un des maîtres de la peinture religieuse du XVème siècle, se trouve dans la chapelle latérale située à gauche du cœur, près de la porte Saint-Nicolas. On remarque dans la bande latérale gauche, en bas, Sainte Dévote.


Attribué à Louis Brea, le retable de la Vierge de piété, représentant Marie, entre Saint Jean et Sainte Marie-Madeleine, avec 6 scènes de la Passion, est daté de 1505. Agenouillé à l'angle gauche du panneau central, le donateur : le Curé Teste. Sous le corps du Christ est inscrit sur deux bandeaux un extrait des lamentations du prophète Jérémy (1, 12) : "O vos omnes... Oh vous qui passez ici, voyez s'il est une douleur semblable à la mienne."

LE GRAND-ORGUE
Situé en tribune au dessus du portail d'entrée, le grand-orgue actuel a été construit en 1975 et inauguré par Pierre Cochereau, titulaire du grand-orgue de Notre-Dame de Paris de 1955 à 1984.

A l'occasion de la restauration du grand orgue en 1988, son titulaire, René Saorgin, dans Église de Monaco (janvier 1989, présente ainsi l'instrument et son histoire :

"Le premier instrument de tribune fut sans doute installé dans la Cathédrale vers 1887 aussitôt après son achèvement. Comportant onze jeux seulement, il ne suffisait pas à remplir la vaste et haute nef de la Cathédrale. Il fut vendu à l'Eglise des Cordeliers de la ville de Gap où l'on peut encore admirer son élégant buffet néo-gothique.

Un grand instrument de cinquante jeux fut alors édifié à sa place par le facteur Charles Martin, successeur du célèbre Cavaillé-Coll, auteur de l'orgue de Notre-Dame de Paris. Un seul instrument signé Cavaillé-Coll subsiste en la nouvelle église des Carmes à Monaco. Il fut inauguré le 8 avril 1922 par le Maître Emile Bourdon, disciple direct de Louis Vierne, qui en resta le titulaire jusqu'en 1968...
Cet orgue avait été offert par un mécène, de plus compositeur, Jean Bartholini, Consul de Monaco à Genève.

L'orgue Mutin était disposé de chaque côté de la tribune, dans le fond des triforiums. Il s'entendait donc très mal depuis la nef mais, pour l'organiste qui était placé pratiquement au milieu des tuyaux, il avait une sonorité somptueuse... Les anches possédaient un timbre incisif, mordant, terrifiant même. Les fonds étaient magnifiquement mœlleux et chantaient à merveille. Le tout ne manquait pas de grandeur et de noblesse et s'inscrivait bien dans la lignée des grands ensembles symphoniques de l'époque.

Divers travaux de modernisation, d'agrandissement et d'électrification entrepris en 1951 par le facteur Maurice Puget, de Toulouse, n'améliorèrent pas cet instrument qui "trop remanié, cachait mal son âge" (H. Carol).

Le Gouvernement Princier décida donc de faire construire un instrument neuf et s'adressa pour cela à Jean-Loup Boisseau, de Poitiers. Ce facteur réalisa l'instrument actuel qui compte soixante jeux répartis sur quatre claviers et un pédalier. Il fut inauguré le 10 octobre 1976 par Pierre Cochereau (cf. Eglise de Monaco, novembre 1976).

Conçu dans le style classique français, ce "Grand seize pieds" comporte toutes les synthèses et jeux de solo propres à traduire la littérature classique française. Le "Grand Plein-Jeu" scintillant à souhait, dynamique et nerveux, est assez exceptionnel. Le "Grand-Jeu (chœur d'anches) est franchement éclatant, dans la plus pure tradition française. Quelques éléments étrangers à l'esthétique classique française (sifflet, flûte harmonique, unda maris, dulcian) permettent d'aborder un répertoire différent mais sans transformer pour autant l'orgue en instrument de synthèse.

Malheureusement, les parties mécaniques (sommiers, tirages des notes et des registres, réservoirs) souffrirent beaucoup au cours de ces dernières années. Constitué de matériaux très divers : bois, métaux, cuir, feutre, peaux, un orgue, plus que tout autre instrument, est très sensible aux variations de température et, surtout d'hygrométrie...

Un important travail de restauration fut alors confié à la Maison Tamburini, de Crema (Italie).

Cette restauration a été conduite avec un soin et un art remarquables. Aujourd'hui les 4 840 tuyaux du grand-orgue de la Cathédrale de Monaco chantent à nouveau et les fidèles réentendent au cours de chaque cérémonie se déroulant dans la Cathédrale, la splendide harmonie que Jean-Loup Boisseau leur avait donnée.

Plusieurs améliorations ont été effectuées : ajout d'un bourdon de seize pieds au clavier de récit, ajout d'une trompette et séparation des rangs du cornet au quatrième clavier, ajout d'un deuxième clairon à la pédale, installation d'une série de douze combinaisons ajustables facilitant le jeu de l'organiste."

Après 18 mois de travaux, la fin de la restauration de cet instrument rajeuni, qui fait honneur à la Principauté et demeure sans doute le plus beau et le plus réussi de la Côte d'Azur, a été inauguré par une cérémonie présidée par Mgr Sardou, le 29 mai 1988, avec un concert donné par Philippe Lefebvre, titulaire du grand-orgue de Notre-Dame de Paris.
Notons que c'est aussi à la Maison Tamburini que fut confiée la construction de l'orgue de chœur.

LA MAÎTRISE
Organistes, instrumentalistes et chanteurs furent, de tous temps, attachés à la famille des Grimaldi. Les cérémonies religieuses et les fêtes du Palais princier ont été depuis le Moyen-Âge rehaussées par d'importantes manifestations musicales.
On trouve à Monaco les premières traces d'un ensemble vocal, avec voix de garçons, sous le règne d'Antoine Ier, protecteur des arts et grand mécène (1701-1731).
Cette phalange, dont la mission était d'assurer les liturgies de la chapelle palatine, peut être considérée comme l'ancêtre de la Maîtrise de la cathédrale.
La cathédrale construite, les princes de Monaco et le gouvernement se préoccupèrent de lui donner vie par un ensemble choral, dont la direction fut confiée au maître Bellini.
L'actuelle maîtrise a été fondée en 1904 par Mgr
Louis-Lazare Perruchot, maître de chapelle de St-François-Xavier à Paris. Sous sa direction, ce groupe vocal acquit une réputation internationale durant la première moitié du siècle.

Après la mort du Chanoine Aurat, successeur de Mgr Perruchot, la maîtrise appela de Montpellier, en 1946, le Père Henri Carol (1910-1984), merveilleux organiste et compositeur de musique liturgique apprécié.
De 1973, date à laquelle il devint organiste titulaire du grand orgue, jusqu'à son décès en 1984, le chanoine Carol a conduit les destinées de ce choeur qui, par la suite, sera baptisé « Les Petits Chanteurs de Monaco ».
Depuis, sous l'impulsion de Philippe DEBAT (cf. Eglise de Monaco, juin 1999), puis de son fils Pierre, cette maîtrise contribue au rayonnement spirituel et culturel de la Principauté.
(Pour en savoir plus : Maîtrise)