Place Sainte-Dévote
98000 MONACO

: (+377) 93 50 52 60
: (+377) 97 70 83 07


MINISTRES ORDONNÉS :
Mgr Fabrice Gallo, Curé
Père Henri-Théophile Boulet, vicaire
David-Fenot Claude-André, vicaire
Diacre Robert Ferrua

ACTIVITES

- Secrétariat paroissial : permanence du lundi au vendredi de 16h à 18h.

- Sacrement de la réconciliation : tous les jours de 10h à 12h et de 16h à18h30. S'adresser à la sacristie.

- Service eucharistique pour les malades : M. Robert Ferrua. Tél. 93 30 02 48.

- Catéchèse : de 17h à 18h. Lundi CE2, mardi CM1 et jeudi CM2. Responsable : Père Gallo.

- Confirmation (classe de 5ème) : un samedi matin par mois de 9h30 à 12h. Responsable : Père Manfredi.

- Jeunesse :
1) Mouvement des Jeunesses catholiques de Ste-Dévote (sous le patronage de la chanteuse internationale Khadja Nin, marraine de l'UNICEF) :
Ce mouvement a été fondé pour la solennité de la Fête Dieu 1996. Il accueille les jeunes ayant déjà reçu le sacrement de la Confirmation souhaitant continuer à approfondir leur foi chrétienne ainsi que les jeunes souhaitant se préparer à recevoir les sacrements de l'initiation chrétienne (baptême, eucharistie, confirmation). Par la catéchèse, les activités et les sorties, les jeunes se rassemblent pour mieux vivre leur appartenance à l'Eglise du Christ. Messe animée par les jeunes le dimanche soir à 18h.
Aumônier : Père Henri-Théophile Boulet
Présidente : Mme Josiane Taddei
Directrice : Mlle Sandra Petit
: (+377) 93 50 52 60 - : (+ 377) 97 70 83 07
E-mail : mouvementstedevote@hotmail.com

2) Action Catholique de l'Enfance : Le mouvement a pour objectif de réfléchir à notre place de chrétien dans le monde d'aujourd'hui et de demain ainsi que celui d'apprendre à vivre tous ensemble dans le respect de chacun.
Aumônier : Père Henri-Théophile Boulet

- Légion de Marie : mercredi de 17h à 18h30. Responsable Mme Martens. Tél. 93 30 04 38

HISTORIQUE


Sainte Dévote, est une jeune chrétienne native de Corse, martyrisée sous les empereurs Dioclétien et Maximien, en l'an 304. Son corps fut dérobé de nuit, par des fidèles soucieux qu'il soit enterré dignement. Ils le déposèrent dans une barque pour être dirigé vers l'Afrique où se trouvait une importante communauté chrétienne. Cependant les vents contraires conduisirent l'esquif vers Monaco. Les restes de la sainte furent ensevelis, près du port, dans une grotte du vallon des Gaumates, où, plus tard, fut édifiée une chapelle dont les religieux de l'abbaye de Saint-Pons demeurèrent propriétaires jusqu'au XVIème siècle.

LE BATIMENT

L'église actuelle a été édifiée sur les restes des chapelles qui, au cours des siècles, ont été les témoins de l'attachement des monégasques à leur Sainte Patronne

C'est dans une charte de 1075 que l'on trouve la première mention d'une chapelle dédiée à Sainte Dévote. Les moines de l'abbaye de Saint-Pons en ont la responsabilité. Située au port de Sainte-Dévote, elle devient, 2 siècles plus tard, un prieuré qu' Honoré Ier Grimaldi acquit en 1536. Ce seigneur de Monaco fit transférer les reliques qui s'y trouvaient dans l'église paroissiale Saint-Nicolas, située sur le Rocher, confortant ainsi la dévotion des Monégasques à leur patronne.
La chapelle primitive fut agrandie et restaurée en 1476, en 1606, en 1637 et 1870, date à laquelle le Prince Charles III fit édifier, sur son emplacement, l'église paroissiale actuelle, inaugurée le 28 janvier 1871. Elle devint église paroissiale en 1887.

Près de l'église, avait été créé un cimetière que le curé de Saint-Nicolas, en 1723, situe "en dehors de la chapelle où sont les cyprès, en direction de la montagne, et tout près du Rocher."

Le Prince Antoine Ier dota le lieu de culte d'un magnifique autel en marbre de couleurs, provenant de la chapelle du Palais.

Sous la révolution, la chapelle fut préservée et pratiquement ouverte constamment au culte catholique.

Entre 1885 et 1891, c'est l'architecte de la cathédrale, et de l'église saint-Charles, Charles Lenormand qui se chargea des travaux d'agrandissement.

Les vitraux exécutés par la Maison Nicolas Lorin, de Chartres et ceux provenant de l'ancien collège Saint-Charles, que Monseigneur Theuret, premier évêque de Monaco avait établis sur le Rocher, furent endommagés en août 1944 lors des bombardements de Monaco. C'est à Nice, en 1948, qu'ils furent restaurés, certains créés par la Maison Fassi Cadet.

L'ORGUE

Succédant à celui provenant de l'ancienne église Saint-Nicolas (datant de 1869 et transféré en 1885), l'actuel instrument de 12 jeux a été construit en 1982 par la Maison Tamburini de Crema, qui a réalisé la plupart des orgues de la Principauté.

SOLENNITE DU 27 JANVIER

C'est le Prince Louis II qui, en 1924, a donné un éclat particulier à la fête de la Sainte Patronne de la Principauté, en instaurant, notamment, le rite de l'embrasement d'une barque.
Ce geste symbolique est une tradition moderne qui ne remonterait qu'en 1861. Il s'agirait d'un feu de joie à l'occasion de l'arrivée du Prince Floristan, donc sans aucun lien religieux, contrairement au souvenir évoquant le brigandage des reliques au 11ème siècle (voir la présentation de Sainte Dévote).

La fête patronale débute le matin du 26 janvier par la messe des Traditions célébrée en monégasque.
Le soir, une barque illuminée se dirige vers l'embarcadère. Partie du quai Albert-Ier et de l'Avenue Président-Kennedy, une modeste procession, à laquelle participent notamment les membres de l'amicale des Corses de Monaco, escortent les reliques jusque dans l'église paroissiale, pour un temps d'adoration eucharistique en présence de la Famille Souveraine et des Autorités. Cette veillée se termine par l'embrasement symbolique de la barque sur la route du stade nautique et par un feu d'artifice de qualité.
Le matin de la fête est célébrée, dans la cathédrale, une messe solennelle suivie, sur le Rocher, d'une procession dont l'origine ne saurait remonter au-delà de 1536.
La châsse, contenant les reliques portées par des Pénitents de la vénérable Archiconfrérie de la Miséricorde, est escortée par des Carabiniers du Prince.

Les reliques des Saints furent toujours considérées comme le signe de leur présence et comme le moyen de leur action spirituelle. La vénération de ces simples restes est une aide pour évoquer plus facilement la condition humaine de ces frères aînés dans la foi : c'est dans leur corps, appelé comme le nôtre à ressusciter, qu'ils ont agi, pensé, prié et souffert. Ce culte est une expression de ce que le Credo appelle la communion des Saints.

Trois étapes ponctuent la procession qui s'arrête d'abord devant le Palais Princier pour une intercession en faveur de la famille Souveraine, ensuite vers les remparts à la Cannonière pour la bénédiction de la ville, enfin sur le parvis de la cathédrale pour implorer la présence et l'aide du Seigneur auprès des gens de la mer, navigateurs et scientifiques (cf. Eglise de Monaco, janvier 1996 ; Annales monégasques n° 13 : La fête de Sainte Dévote, protectrice de Monaco, d'après le manuscrit de Louis-Vincent Bosio, 1843).

Il faut signaler deux événements au cours desquels au 17ème siècle, la population monégasque eut recours à l'intervention miraculeuse de Sainte Dévote : la cessation de la peste en 1631 et l'expulsion des espagnols en 1641.

Au cours de l'année 2003-2004 le diocèse de Monaco a célébré le 1700ème anniversaire du martyre de sainte Dévote, avec pour thème : Témoins pour un nouveau millénaire.