20, avenue Crovetto-Frères
98000 MONACO
: (+377) 93 30 17 80




MINISTRES ORDONNÉS :
Père Daniel Deltreuil, Curé
Père Jean-Philippe Grollier, vicaire


HISTORIQUE
Le 1er mai 1888, arrivèrent de Nîmes des Carmélites dont le couvent allait être inauguré le 29 décembre de la même année par Mgr Theuret, premier évêque de Monaco. Situé rue Plati jusqu'en 1901, date du départ des religieuses, l'établissement, placé sous le vocable de Saint Albert en 1902, fut transformé, pour une part, en caserne des Carabiniers et, plus tard, pour une autre part, en école de garçons.
C'est en 1904 que, placée sous le patronage de St Martin, la chapelle est à nouveau ouverte au culte, avant de devenir église paroissiale par l'ordonnance du Prince Albert Ier, le 6 juin 1911. L'école Saint-Martin avait ouvert ses portes en 1907.
En juin 1966, le projet d'un centre paroissial moderne est mis à l'étude. L'édifice de la rue Plati sera démoli en novembre 1972, et, début 1975, commenceront les travaux de construction de la nouvelle église qui sera consacrée par Mgr Edmond Abelé et inaugurée par S.A.S. le Prince Rainier III en novembre 1996 (cf. Eglise de Monaco, janvier 1977).

LE BATIMENT
L'exiguité du terrain disponible (un trapèze de 24 mètres de long et 11 mètres de profondeur)a fait choisir aux architectes, MM Ravarino et Rué, une disposition des lieux en étages.
L'entrée du bâtiment, expression d'une hospitalité vraie est largement ouverte sur l'avenue Crovetto et elle donne accès aux différentes parties du complexe paroissial : bureau, appartements des prêtres, etc ...
Un toit en terrasse, dominant la ville, constitue un espace de plein air pour la détente et les rassemblements, tandis qu'au sous-sol, une salle polyvalente est conçue comme un espace socio-culturel.

Assez inhabituel pour un tel lieu, le sol de l'église descend en pente accentuée vers le choeur de forme semi-circulaire, l'intérieur présentant ainsi l'aspect d'un amphithéâtre avec un plafond et des structures en béton gris brut de décoffrage, la décoration en brique faisant par ailleurs corps avec les murs.
L'autel, d'un poids de 4 tonnes, est en pierre massive et est éclairé par un canon de lumière venant du toit. La pierre de taille de Fayence (Var) a servi également de matériau pour le tabernacle encastré dans une colonne tronquée, le siège de présidence, l'ambon et le bénitier.
Les bancs, légèrement en courbe, en noyer de France, apportent une note chaleureuse à l'intérieur de l'édifice, de même que les pierres de Solhofein (Allemagne) utilisées pour le revêtement du sol.

Sur la terrasse, les deux cloches : Albert et Thérèse, ont été bénies en présence de la Famille Souveraine le 19 décembre 1976 (cf. Eglise de Monaco, février 1977).


Vitraux, icônes et tableaux.

Les 8 vitraux qui éclairent la nef depuis la façade sud sont l'oeuvre de Frédérique Duran, de Gordes, qui les a réalisés selon la technique de la dalle de verre de St Gobain, en reprenant l'inspiration du Père Teillard de Chardin sur l'amour : amour de soi, amour des autres, amour universel, amour de Dieu. Ils surplombent 4 autres vitraux de St Martin, St Joseph, Ste Rita, St François d'Assise, saints déjà à l'honneur dans l'ancienne église.
En façade principale, 2 grandes verrières découpées comme des gouttes veulent rappeler les molécules de l'Amour et de la Spiritualité à proximité de la grande croix du Christ.
Une icône de St-Martin, rare en Occident, a été bénie par l'Archevêque de Monaco, Mgr Charles Brand et par l'Exarque du Patriarche Dimitrios 1er, Mgr le Métropolite Mélétios, lors de la fête patronale en 1981.


Enfin, autre signe concret du dialogue oecuménique, une représentation iconographique de la Vierge de tendresse, peinte par deux artistes roumains, Georges Bratiloveanu et Marcel Stancu, de Sucèava, a été bénie par Mgr Sardou et l'Evêque Stéphanos de l'Eglise grecque orthodoxe le 7 mai 1988 en présence des Représentants des communautés anglicane et réformée, à l'occasion du centenaire de l'ouverture de la chapelle des Carmélites et de l'année mariale.

Sur l'initiative du Prince Rainier III, l'Administration a proposé que soit mis à la disposition de l'église St-Martin le tableau, peint en 1974 par Marcel de Paredes et autrefois exposé dans une chapelle latérale de la Cathédrale avec le style de laquelle il n'y avait aucune harmonie possible.
Cette oeuvre, dans l'église la plus moderne de la Principauté, suggère d'une façon originale le mystère du Christ mort et ressuscité.

Colombe eucharistique et orgue
Une petite chapelle dédiée au St-Esprit accueille, comme y invite le concile Vatican II, la réserve eucharistique. Reprenant une tradition reconnue à Rome depuis le tout début du 3ème siècle, le corps du Christ est conservé dans une pyxide sous forme de colombe, conçue par le Père Keppel et réalisée en 1976 par Edmond Niemczyk, du Rocher.
Ce lieu de prière est éclairé par les vitraux exécutés par Emma de Sigaldi pour la chapelle provisoire, située 9 rue Plati durant la construction de la nouvelle église.
L'orgue de 13 jeux réalisé par la maison Danion-Gonzales a été béni le 13 février 1977 par Mgr Abelé et inauguré par Monsieur le
Chanoine Carol.