CHAPELLE DES PENITENTS BLANCS

Construite au début du XVème siècle, leur chapelle, aujourd'hui disparue, de dimensions plutôt modestes, comprenant une nef, sans bas-côtés, s'élevait sur une partie de l'emplacement actuellement occupé par le Palais de Justice, face à l'église Saint-Nicolas. On y accédait par une grande porte donnant sur la place de l'église paroissiale.
A l'intérieur de cet oratoire, placé sous le vocable de la Pietà (Notre-Dame de Compassion) se trouvait un maître-autel, surmonté d'un retable représentant la Vierge de Pitié, tenant, entre ses bras, le corps de son Fils, après la Crucifixion. Le tableau qui orne actuellement les murs de la Cathédrale est attribué au peintre niçois Ludovic Bréa.
Les membres de la Confrérie avaient le droit d'inhumation dans cette chapelle, refués aux Pénitents Noirs par Monseigneur Palletis, évêque de Nice (1644-1655).
En 1793, sous la Révolution, la chapelle des Pénitents Blancs fut désaffectée, les tableaux vendus et les statues dispersées. Elle servit de temple décadaire, puis de magasin à blé, pour la troupe (3 brumaire, an III). Plust tard, le local, décrété bien national, fut mis en vente en 1808. L'oratoire fut converti en remise pour les voitures publiques, jusqu'au jour où s'éleva sur son emplacement l'actuel Palais de Justice (cf. Eglise de Monaco, juin 1982).