Décès de

Monseigneur

Joseph-Marie SARDOU
(1922-2009)

Archevêque émérite de Monaco
(1985-2000)

 

     Mgr Joseph-Marie Sardou, né le 25 octobre 1922 à Marseille
     Ordonné prêtre le 12 mars 1949 par Monseigneur Delay
     Membre de la Congrégation des Pères de Timon-David
     Il assure son ministère auprès des jeunes à Marseille, Aix, Nîmes, Béziers, Notre-Dame du Ter
     en Bretagne, San Sebastian (Rome), etc.

     Nommé Evêque de Monaco le 31 mai 1985 comme 11ème évêque et 2ème Archevêque
     de la Principauté, succèdant à Monseigneur Charles-Amarin Brand (1981-1984)
     Ordination épiscopale le 30 septembre 1985 présidée par le Cardinal Gantin.

     Monseigneur Sardou, le 16 mai 2000 prend sa retraite à Rome en la paroisse San Cirillo

Après son décès à Rome le samedi 19 septembre 2009,
ses funérailles seront célébrées en la Cathédrale de Monaco,
le MERCREDI 30 SEPTEMBRE 2009 A 10H30.
(Au jour du 24ème anniversaire de son ordination épiscopale)


- Vendredi 25 septembre à 12h30 :
  Accueil du corps sur le parvis de la catédrale et temps de prière

- Dimanche 27 septembre à 20h :
  Veillée de prière pour les jeunes

- Lundi 28 septembre à 20h :
  Veillée de prière à la cathédrale


 

     Mgr Bernard Barsi, qui lui a succédé le 16 mai 2000
     et qui présidera la cérémonie des obsèques,
     a déclaré dans son message diocésain :
     "Dès à présent, nous portons dans notre prière fraternelle
     celui qui a conduit l'archidiocèse de Monaco pendant 15 ans
     et qui voit maintenant dans sa lumière ce Seigneur qu'il a aimé et fait aimer.
     Que Dieu lui accorde la récompense promise aux bons et fidèles serviteurs de l'Evangile !
"

 

« Ce détachement total de la mort est pour chacun le martyre suprême qui nous permet de témoigner à Dieu de notre amour fidèle. Avant d’être dans le bonheur éternel. »

« En évoquant la mort et sa souffrance, ne convient-il pas d’humaniser au maximum la dernière période d’une vie humaine ? Par une présence familiale et amicale, affectueuse et constante auprès des mourants… C’est un acte de suprême charité, l’une des trois œuvres de miséricorde chrétienne que les Pénitents de l’Archiconfrérie du Rocher avaient à cœur d’exercer autour d’eux. »

(Mgr Joseph-Marie SARDOU)

 

Monaco Info diffuse cette semaine et la semaine prochaine,
deux émissions réalisées par le Père Patrick Keppel
en hommage à Monseigneur Joseph-Marie Sardou.


Première émission :
Mardi 22 septembre à 06h30 ;
Mercredi 23 septembre à 16h30 ;
Vendredi 25 septembre à 14h30 et 19h30 ;
Samedi 26 septembre à 09h30 et 12h30 ;
Dimanche 27 septembre à 09h30 et 12h30.

Deuxième émission :
Lundi 28 septembre à 10h30 et 23h30 ;
Mardi 29 septembre à 06h30 ;
Mercredi 30 septembre à 16h30 ;
Vendredi 2 octobre à 14h30 et 19h30 ;
Samedi 3 octobre à 09h30 et 12h30 ;
Dimanche 4 octobre à 09h30 et 12h30.

 

 

 

CELEBRATION DES FUNERAILLES

 

Accueil

A Rome, au soir du samedi 19 septembre et au terme d’une maladie invalidante, supportée avec courage, Mgr Joseph-Marie Sardou, ancien supérieur général de la Congrégation du Sacré-Cœur (Pères de Timon-David), archevêque émérite de Monaco, a fermé les yeux à la lumière de ce monde terrestre pour les ouvrir à la lumière éternelle de Dieu.

Jeudi dernier à Rome, la paroisse San Cirillo dont il avait été le premier curé et où il s’était retiré voilà neuf ans, lui a adressé un adieu émouvant. Au cours de la célébration, j’ai tenu à exprimer ma reconnaissance - que je renouvelle aujourd’hui - aux Pères Marc Bénazet et Jean Sardou, aux paroissiens qui jusqu’au bout ont entouré Mgr Sardou de leurs soins et de leur affection, soulageant ainsi sa souffrance physique et morale.

Mgr Sardou a exprimé le désir d’être enterré en la cathédrale de Monaco, dans le caveau des évêques sous la dernière exhortation qu’il laisse aux Monégasques et à ceux qui l’ont connu : « Resurgemus ! Nous ressusciterons ! ».  

Nous sommes maintenant réunis autour de Mgr Sardou, en ce lieu où voilà vingt-quatre ans - jour pour jour – il recevait l’ordination épiscopale. C’est en effet, le 30 septembre 1985 que par l’imposition des mains et le don de l’Esprit Saint, il entrait dans le collège épiscopal comme successeur des Apôtres. Les chrétiens de Monaco, sa famille et ses amis étaient alors dans la joie, heureux de recevoir un nouveau Pasteur pour conduire l’Eglise qui est à Monaco. Aujourd’hui, ils sont, nous sommes dans la peine de la séparation, mais l’espérance en la résurrection du Christ nous anime profondément. Nous rendons grâce à Dieu pour ce religieux, ce prêtre, cet évêque qui par amour du Cœur de Jésus a servi avec une sollicitude inlassable le peuple que Dieu lui avait confié. En reconnaissance pour tout ce que Mgr Sardou nous a donné et comme il nous l’a demandé, nous prierons pour le salut de son âme en le confiant au Père des miséricordes. Que Dieu lui accorde la récompense promise à ceux qui ont tout quitté à cause du Christ et de l’Evangile !

Permettez-moi d’exprimer ma gratitude à S.A.S. le Prince Albert II pour sa présence et le message qu’il a bien voulu m’adresser. A S.A.R. la Princesse Caroline et aux membres de la Famille Princière. A Monsieur le Ministre d’Etat et aux membres du Gouvernement, aux autorités de la Principauté de Monaco, de France et d’Italie qui s’associent au deuil et à la prière de notre Eglise.

Mes remerciements à Son Eminence le cardinal Bernard Panafieu, archevêque émérite de Marseille qui présidera tout à l’heure le dernier adieu. A Mgr André Dupuy, nonce apostolique en Principauté ; à Mgr Georges Pontier, archevêque métropolitain de Marseille ; à Mgr François-Xavier Loizeau, évêque de Digne ; Mgr Louis Sankalé, évêque de Nice ; Mgr Jean Bonfils, évêque émérite de Nice. Aux vicaires généraux de Corse et de Vintimille-San-Remo représentants leurs évêques … Au T.R.P. Michel Brondino, supérieur général de la congrégation du Sacré-Cœur (Pères de Timon-David), institut auquel appartenait Mgr Sardou. Le Père Brondino prononcera l’homélie de cette messe.

J’accueille cordialement les Pères de Timon-David, les prêtres et religieux des diocèses de Nice, Vintimille-San Remo, Marseille et de bien d’autres lieux.

Merci à vous chers frères prêtres et diacres de Monaco. Que le Christ nous donne de vivre dans l’obéissance commune promise au jour de notre ordination ainsi serons-nous signe de communion pour les hommes de notre temps.

Je salue la famille de Mgr Sardou : son frère Jean, ses belles-sœurs, ses neveux et nièces et leurs enfants. Je les assure de notre amitié et de notre soutien dans cette épreuve.

Bienvenue aux paroissiens de San Cirillo de Rome ; aux anciens des Œuvres de jeunesse de Timon-David ; aux chrétiens de Marseille ; aux confréries de pénitents qu’il accompagna pendant dix ans comme aumônier général.

De nombreux témoignages d’amitié sont également parvenus à l’archevêché : du Bureau International Catholique de l’Enfance dont il fut l’assistant spirituel ; de nos anciens évêques : Mgr Edmond Abelé et Mgr Charles-Amarin Brand.

Merci, diocésains de Monaco des paroisses, mouvements, aumôneries et services pour votre participation et votre assiduité dans la prière en faveur de votre ancien Pasteur. Que sa Foi et sa Charité nous invitent à vivre ensemble dans l’espérance de l’avenir.

 

 

Homélie du Révérend Père Michel Brondino, Supérieur général des Pères de Timon-David

« Je sais que mon libérateur est vivant…. Moi même je le verrai et quand mes yeux le regarderont, il ne se détournera pas ».

Cette profession de foi de Job, Monseigneur SARDOU l’avait fait sienne.

C’est le cri de certitude d’un enfant de Dieu confiant en la Miséricorde de ce Père qui a tant aimé le monde qu’il nous a donné son Fils unique non pour juger le monde mais pour que par lui le monde soit sauvé.

Cet esprit de foi, Monseigneur Sardou l’avait reçu et entretenu dans sa jeunesse à Marseille dans une des œuvres de jeunesse timoniennes.

C’est ce même esprit de foi qui le poussa à 19 ans à répondre à l’appel du Seigneur qui l’invitait à Le suivre dans le radicalisme évangélique en devenant religieux timonien, religieux du Sacré-Cœur de Jésus, en devenant selon l’expression marseillaise, Père de Jeunesse.

Le Seigneur est bien ce Libérateur qui nous délivre de nous-mêmes, de nos peurs et angoisses, de nos certitudes et préjugés pour oser à sa suite aller annoncer aux pauvres la Bonne Nouvelle du salut.

« Il ne se détournera pas » disait Job.

Suivre le Christ, vivre en sa compagnie, c’est se laisser regarder par Lui ; c’est oser Le regarder et nous laisser façonner par Lui à son image pour Le manifester de notre mieux à nos frères humains ; être pour Lui, une humanité de surcroît.

Le Chapitre 11 de l’Evangile de Jean nous manifeste de manière poignante l’humanité du Verbe Incarné. «  Quand Jésus vit que Marie pleurait, il fut bouleversé d’une émotion profonde. Et devant le tombeau, en voyant son ami Lazare mort, Jésus pleura. Les Juifs se dirent : Voyez comme il l’aimait ».

Nous voyons là, comme tout au long de l’Evangile, Jésus, doux et humble de cœur, plein de bonté et de miséricorde, abîme de toutes les vertus.

La contemplation du Cœur de Jésus permet au croyant amoureux de son Seigneur d’épouser, en son humanité, les traits de son Maître et Ami.

Le Père Joseph, durant ses 60 années de sacerdoce a essayé de laisser transparaître le visage du Bon Pasteur, en particulier durant les périodes de sa vie où il a accepté, dans l’obéissance, la charge de guider, enseigner et sanctifier ses frères. Pendant 12 ans, de 1968 à 1980 il fut notre Supérieur Général, durant les années difficiles de l’aggiornamento demandé par le Concile Vatican II, et ensuite, durant 15 ans il fut au service de ses frères monégasques en tant qu’évêque. Nombreux sont ceux qui ont bénéficié et peuvent témoigner de sa simplicité de vie, de sa douceur et de son humilité, de son attention paternelle.

Aujourd’hui dans cette cathédrale où, voici 24 ans, le 30 septembre 1985 il fut ordonné évêque, nous sommes réunis pour rendre grâce au Seigneur pour cette vie entièrement donnée au service de Dieu et des hommes ; pour prier pour le repos de son âme.

Avec Monseigneur Sardou et Job, nous savons que quand ses yeux ont regardé son Seigneur, ce dernier ne s’est pas détourné.

Nous le confions à la Miséricorde de Dieu, car tout homme est pécheur et ne peut se présenter devant Dieu qu’en reprenant les paroles du publicain : « Seigneur prends pitié du pécheur que je suis ! ».

En même temps une certitude nous habite : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ». Cette parole de Jésus à Marthe fait entendre comme en écho, à un religieux du Sacré Cœur, cette parole adressée à Ste Marguerite-Marie : « Si tu crois, tu verras la puissance de mon Cœur ».

Confions donc à la Miséricorde de Dieu notre frère qui fut votre Pasteur ! Que le Seigneur lui pardonne ses péchés et l’accueille dans la communauté céleste !

Ecoutons de nouveau avec foi les paroles de Jésus : « Moi, je suis la Résurrection et la Vie. Tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais ».

 

 

MESSAGES

 

Du Vatican, le 23 septembre 2009

"Apprenant le rappel à Dieu de Monseigneur Joseph-Marie Sardou, Archevêque émérite de Monaco, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI tient à vous exprimer sa proximité, ainsi qu'aux proches du défunt, aux membres de la Congrégation du Sacré-Coeur de Jésus et à toute la communauté diocésaine.
Avec ferveur, il demande à Dieu d'accueillir dans son Royaume ce Pasteur qui a soutenu la marche du peuple chrétien sur les chemins de l'Evangile.
Le Pape prie le Seigneur de concéder à son serviteur la récompense promise aux intendants de ses mystères. En gage d'affection, le Saint Père vous envoie de grand coeur, ainsi qu'à la famille du défunt et à toutes les personnes qui participent à la liturgie des obsèques en la cathédrale de Monaco, la bénédiction apostolique.
"

Cardinal Tarcisio Bertone
Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté

 

 

Mgr Joseph Sardou, Assistant ecclésiastique du Bice

Mgr Joseph Sardou fut l'Assistant ecclésiastique du Bureau international catholique de l'enfance (Bice) durant 17 ans, de 1980 à 1997. Le Cardinal Casaroli, Secrétaire d'Etat du Vatican, avait confirmé pendant toute cette période sa première nomination comme Assistant ecclésiastique du 7 octobre 1980.

Mgr Sardou laisse une impression très profonde marquée par sa bonté, sa proximité envers les enfants. Il alliait une très grande discrétion à une remarquable efficacité dans ses relations avec le Saint Siège et avec les partenaires du Bice.

Grâce à son humanité et à sa riche expérience pastorale il savait sonder les coeurs et les esprits, il avait compris la miséricorde de Dieu. Une image reste gravée dans nos mémoires : celle de Mgr Sardou participant aux conseils du Bice, les bras croisés, écoutant beaucoup et limitant ses interventions à quelques paroles, toujours prononcées d'une voix chaleureuse et le plus souvent avec humour.

Mgr Sardou a montré, pendant 17 ans comme assistant ecclésiastique du Bice, qu'il était un fervent défenseur de la dignité et des droits de l'enfant. Il a accompagné le Bice sur le long chemin de leur promotion. C'est notamment dans les années 80 qu'il apporte son soutien et son inspiration au moment où le Bice participait activement, sous la houlette du Chanoine Moermann, à l'élaboration de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant dont nous célébrons les 20 ans cette année.

Ainsi Mgr Sardou a contribué activement à cette avancée majeure vers plus de droits pour les enfants et plus de respect pour leur dignité. Aujourd'hui, nous voulons dire notre gratitude pour ses enseignements et son témoignage.

L'Appel mondial à une nouvelle mobilisation pour l'enfance que le Bice vient de lancer pour le 20ème anniversaire de la Convention continue son engagement au service de l'amour pour tous les enfants.

Nous remercions Dieu pour la grâce qu'il nous a faite de pouvoir cheminer avec ce grand Homme d'Eglise qu'était Mgr Sardou.

Yves-Marie Lanoë
Président du Bice